Souleymane Mbodj était présent à la librairie le 21 juin 2009 de 11h00 à 13h00 pour des lectures de contes africains ! Et c'était génial ! Une experience à refaire !
« Il faut faire de ses blessures une étoile filante », une formule que l’on dirait tirée d’un recueil de René Char. Le poète derrière ces mots, c’est Souleymane Mbodj, probablement l’un des plus fascinants conteurs qui nous aient été donné de rencontrer. Né au Sénégal, dans la région de Saint-Louis, initié aux percussions et à la guitare ainsi qu’aux traditions orales du conte par son grand-père – griot ou « maître de savoirs » – Souleymane Mbodj a persévéré dans la pratique des percussions au sein des ensembles traditionnels et des ballets du Sénégal. Il part faire ses études secondaires à Dakar et reçoit une bourse d’études supérieures qui lui permet d'aller étudier à Paris, où il passe un DESS d’économie internationale. En parallèle, il se réserve beaucoup de temps pour ses passions, la philosophie et l’histoire des religions, qu’il étudie assidûment, et la musique bien entendu, perfectionnant ses connaissances et sa technique au Conservatoire International de Musique. Tourné vers les autres, il rejoint aussi à cette époque des associations consacrées à l’aide à l’alphabétisation. Fidèle en cela à l’enseignement sur le don et le partage d’une des grandes figures des lettres africaines, Léopold Sédar Senghor, Souleymane Mbodj l’affirme : « Ce qui importe, ce n’est pas qui on est mais ce qu’on est capable de donner et de partager avec les autres. » A ce moment de l’histoire, les difficultés économiques s’invitent, et comme à quelque chose malheur doit être bon, Souleymane Mbodj se trouve libéré des 15 années de service qu’il doit à l’État – une obligation pour les étudiants boursiers – alors que le Sénégal traverse une grave crise économique et doit faire des économies de postes de fonctionnaires. Il s’installe donc définitivement en France, obtient la double nationalité et se détourne définitivement de l’économie pour se faire passeur d’histoires et de musiques. Mariant le meilleur des deux cultures dans lesquelles il fut élevé, s’accordant le luxe de prendre de la distance et du recul sur son pays, Souleymane Mbodj s’estime chanceux : « Apprendre une culture nouvelle m’a ramené à moi-même (…) si quelque chose est bon chez l’autre, on peut l’adopter. A contrario si une tradition, au sein même de notre propre culture, constitue un frein à l’évolution des mentalités, alors il faut la combattre » déclarait-il en mars 2008 pour le site Parisiens du bout du monde. Artiste magique sur scène, il est un transmetteur, un passeur, un diffuseur de contes; il a écrit trois livres pour enfants, tous accompagnés d’un CD car il ne conçoit pas le conte sans musique (Le grand Amadou Hampathé Ba disait : « un conte dont serait absent la musique et l’humour, est comme un plat sans sel », une pensée que Souleymane Mbodj fait sienne), il intervient régulièrement sur les ondes de Radio France, enseigne la musicologie et les percussions africaines au grand public aussi bien qu’il forme les futurs professeurs de musique, éducateurs, animateurs etc. Bien entendu, il visite régulièrement collèges, lycées, associations et centres culturels et travaille même en résidence à l’hôpital psychiatrique le Vinatier à côté de Lyon où il encourage les patients à se réapproprier leur histoire par le conte, en le créant eux-mêmes. Souleymane Mbodj a par ailleurs enregistré un album, Bach to Beirut, avec le pianiste libanais Wassim Soubra et le joueur de saz arménien Vasken Solakian, le groupe se nomme Trio Rhéa. [ source: http://www.etonnants-voyageurs.com ]
Bonjour,<br />
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Merci pour votre site et votre article ...!<br />
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Ce Jour - Là ?! Comme par magie .. Il y avait : La beauté , l'éclat , les couleurs , la lumière<br />
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Afin Que ... çA Phot ' Aux Yeux ...!<br />
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A+ de vous relire , Sincère Salutations ...<br />
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Abraham Soubrie